Beaucoup de personnes qui auraient besoin d’un avocat n’en consultent jamais, et la raison la plus fréquente n’est pas le prix mais l’incertitude sur le prix. Une facture dont on ne sait pas si elle fera trois cents francs ou huit mille est un risque, et un risque se reporte à plus tard. C’est un problème de transparence bien avant d’être un problème d’argent.
Les trois manières de facturer
En Suisse, un avocat facture pour l’essentiel de trois façons, et la première question utile à poser est laquelle s’applique à votre cas.
- Au temps passé, à un tarif horaire annoncé à l’avance. C’est le mode le plus répandu, et le plus difficile à budgéter sans estimation d’heures.
- Au forfait, pour une prestation dont le contour est net : la relecture d’un contrat, la rédaction d’une opposition, une consultation d’une heure.
- Selon un tarif fixé par une réglementation ou pris en charge par un tiers, notamment dans certaines procédures ou lorsqu’une assurance de protection juridique intervient.
| Mode | Ce que vous savez à l’avance | Ce qui reste ouvert |
|---|---|---|
| Au temps passé | Le tarif horaire | Le nombre d’heures |
| Au forfait | Le prix total de la prestation décrite | Ce qui arrive si le périmètre change |
| Tarif réglementé ou pris en charge | Qui paie, et selon quel barème | La part qui reste éventuellement à votre charge |
Un tarif horaire n’est pas un prix. Le prix, c’est le tarif multiplié par un nombre d’heures que personne n’a encore estimé devant vous.
Ce qu’il est légitime de demander
Quatre questions changent la conversation, et aucune n’est indélicate. Quel est votre tarif horaire. Combien d’heures ce type de dossier prend-il habituellement chez vous. Que se passe-t-il si le dossier dépasse cette estimation. Et qu’est-ce qui, dans ce que je vous ai décrit, pourrait faire monter le coût de manière imprévisible.
Un avocat qui pratique le domaine répond aux quatre sans hésiter, parce qu’il a vu la même situation cinquante fois. Une réponse évasive à la deuxième question est en soi une information sur l’expérience de votre interlocuteur dans ce type de dossier.

Comment ora. traite la question
Sur cette plateforme, un échange avec un avocat commence sans engagement et sans paiement. La discussion débouche sur une offre chiffrée, qui indique un prix ferme ou un tarif horaire avec une estimation, et rien ne se déclenche tant que vous ne l’avez pas acceptée. Vous payez ensuite l’avocat directement, sur son propre compte ; ora. ne perçoit que ses frais de service, qui ne sont pas remboursables.
Deux montants apparaissent séparément, toujours : les honoraires de l’avocat d’un côté, les frais de service d’ora. de l’autre. Ce n’est pas une présentation comptable mais une règle de fond, parce qu’un avocat suisse ne peut pas partager ses honoraires avec un tiers non avocat. Le taux des frais de service figure dans nos conditions d’utilisation.
Rien de tout cela ne rend un dossier moins cher. Cela le rend prévisible, ce qui est la seule partie du problème qu’une plateforme puisse honnêtement résoudre.
Ces articles sont une information générale et ne constituent pas un conseil juridique. Seul un avocat consulté sur votre situation peut vous conseiller.



